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28.03.2008

Le député Georges Fenech invalidé

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Il ne reste plus qu'un mandat de conseiller municipal à Georges Fenech, après l'annulation de son élection aux législatives de 2007 par le Conseil constitutionnel, et un an d'inéligibilité. Mais le député UMP ne souhaite pas raccrocher pour autant.


Georges Fenech n'est plus député d'une XIe circonscription du Rhône qui devrait connaître, d'ici le 28 juin, le nom de son successeur. Il est par ailleurs frappé d'une inéligibilité d'un an.

Le parlementaire, qui se trouvait à Paris en session parlementaire a appris, hier en début de soirée, la décision du Conseil constitutionnel. Lequel l'avait interrogé, le 7 février, à la demande de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Ce jour-là, Fenech n'avait pas trouvé l'ambiance particulièrement chaleureuse alors que les Sages siégeaient au grand complet, Chirac en tête.
Le député explique son invalidation par «des motifs de pure forme ayant trait à des achats de nourriture en grande surface par un bénévole et entièrement remboursés par le mandataire financier sur le compte de campagne»...

Il semblerait que le montant de ces achats s'élève à environ 3 000 euros. Georges Fenech s'estime «victime d'une procédure discriminante et sans appel alors qu'un cas similaire a fait l'objet d'une validation par la Commission des comptes de campagne». Sans vouloir véritablement parler de règlement de compte, il avouait, hier soir, être «obligé de me poser des questions».

Pas sûr qu'il trouve rapidement les réponses. Par contre, il annonce d'ores et déjà qu'il restera «conseiller municipal à Givors», un siège qu'il occupe depuis le 16 mars. Et qu'il tiendra un rôle «de soutien» dans la prochaine campagne des législatives, la date devant être fixée très rapidement par François Fillon, le Premier ministre.

«C'est un coup dur pour ma circonscription, pour les gens qui m'ont élu. Je n'envisage pas d'abandonner. Ma motivation est décuplée en raison de cette formidable injustice». La décision étant sans recours, il en «appelle au président de la République et au président de l'Assemblée Nationale pour se saisir de cette intolérable atteinte au suffrage universel».

Quelques heures après l'annonce de cette invalidation, Georges Fenech envisageait «un break d'un an, mais pas plus. Je participerai à une élection intermédiaire. Pour l'instant, je dois réfléchir et mener un combat sous une autre forme». Il ne semblait toutefois pas envisager un retour à la magistrature.

N'hésitant pas à faire connaître ses positions, travaillant sur quelques sujets sensibles, appréciant les plateaux télé, il n'a pas que des amis dans le milieu politique. A l'UMP non plus. Mais le magistrat reconnaît avoir «déjà connu des coups durs. Il faut accepter, repartir de l'avant quand on a une conviction».

C'est toutefois un sacré coup de frein dans la carrière politique de ce parlementaire, élu sur la circonscription depuis le 16 juin 2002. Et un nouvel espoir pour ses adversaires battus le 17 juin 2007, voire pour d'autres candidats. Dès l'annonce de son invalidation, la section givordine du PCF faisait savoir qu'elle présenterait un candidat.

Martial Passi, le maire de Givors, tentera-t-il l'aventure ?

Patrick Veyrand

Commentaires

Voici la preuve que le PS s'est fait berné sur toute la ligne!!
Il affirmait que l'alliance duale PS/PC était la parole suprême et que rien ne remettrait en cause cette alliance, donc il n'était absolument pas question d'une candidature autonomiste du PS.
Et qe voit-on, l'accord "je te laisse la municipale (au PC), tu me laisses la législative (au PS)" ne semble plus tenir.
Morale de l'histoire: on peut faire des alliances mais elles ne doivent venir qu'à l'issue du premier tour, pas avant.
Le PS se doit d'abord de faire le score maximal au premier tour, s'il a besoin d'alliés, il les prendra ,s'il n'en a pas besoin , il ne les prendra pas.
C'est ainsi que doit agir le premier parti de France et le premier parti de la gauche de France , partout en France, même à Givors.

Ecrit par : Liberté | 30.03.2008

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